Communiqué pour diffusion immédiate
Destinataires: Chefs de pupitres, affectateurs politique, économie, finances
Expéditeur : Attractions Hippiques
Hippodromes du Québec
LETTTE OUVERTE DE PAUL J. MASSICOTTE
AU DÉPUTÉ LEGAULT
MONTRÉAL, le 19 mai 2008 – Le propriétaire d’Attractions Hippiques, M. Paul J. Massicotte, a publié aujourd'hui une lettre ouverte au député François Legault par laquelle il déplore les interventions démagogiques et mensongères tenues par ce dernier lors d’un point de presse de la semaine dernière.
Dans cette lettre, M. Massicotte annonce qu'il n'a pas d'objection à rendre public son contrat obtenu à la suite d'un appel d'offres public et précise qu'il retient ses recours juridiques dans l’espoir d’arriver à une solution convenable à toutes les parties intéressées.
La lettre du propriétaire d’Attractions Hippiques se lit comme suit :
Monsieur le député,
Lors de la séance de l’Assemblée nationale le mercredi 14 mai dernier, vous avez fait de graves allégations à propos de mon intégrité personnelle, sur de prétendues clauses secrètes dans le contrat qui lie mon entreprise, Attractions Hippiques, et le gouvernement du Québec ainsi que sur notre gestion des hippodromes.
Par cette lettre ouverte, je souhaite répondre aux attaques injustifiées que vous portez contre mon intégrité intellectuelle et morale et rectifier les faussetés que vous colportez.
Par vos interventions en chambre et en point de presse, vous avez porté atteinte à mon honneur et à mon intégrité morale en tentant de me faire passer pour un important bailleur de fonds du Parti libéral du Québec, laissant sous-entendre que j’aurais remporté l’appel d’offres grâce à des dons faramineux et mes contacts au sein de l’équipe du premier ministre, M. Jean Charest. J’ai en ma possession les documents émanant du Directeur général des élections du Québec attestant que j’ai donné 2 500 $ au PLQ en 2000 et en 2001. Ce sont là toutes mes contributions, qui sont bien en deçà des limites légales et des contributions de 2 500 $ par année dont vous avez parlé de façon mensongère à la presse. Si vous considérez comme suspect celui qui aide un parti à se financer en respectant les règles instituées par René Lévesque lui-même, pourriez-vous me dire combien de personnes suspectes peuplent les rangs de votre propre parti? Ces accusations non fondées, venant de la bouche d’un membre de l’Assemblée nationale et plus particulièrement d’un membre du Parti de René Lévesque, sont extrêmement démagogiques et destinées à fausser le jugement du public.
Je tiens également à souligner que je ne suis jamais intervenu directement ou indirectement auprès du gouvernement pour obtenir un traitement de faveur dans le cadre de l’appel d’offres pour la reprise des hippodromes du Québec. Je vous mets au défi de prouver le contraire. Si j’ai des liens avec le Parti libéral au niveau fédéral, mes liens avec celui du Québec étaient quasi inexistants et je n’entretenais, jusqu’à l’attribution du contrat portant sur la reprise des courses de chevaux, aucune relation avec le premier ministre du Québec ni avec le ministre des Finances de l’époque, ni avec la ministre des Finances et présidente du conseil du Trésor actuelle.
Contrairement à ce que vous laissez entendre, je suis un homme d’affaires intègre et honnête. Attractions Hippiques a remporté le contrat de privatisation des hippodromes du Québec à la suite d’un processus d’appel d’offres en bonne et due forme et en respectant, en ce qui me concerne, toutes les règles inhérentes à ce processus d’attribution par appel d’offres.
Par ailleurs, en réponse à vos allégations concernant le soi-disant secret qui entoure les activités de mon entreprise, permettez-moi de vous signaler que mes collaborateurs ont demandé, il y a plusieurs mois, un rendez-vous avec la présidente du Parti Québécois, madame Pauline Marois, pour lui présenter mes projets et les enjeux de notre industrie. Malheureusement, elle a rejeté notre proposition. Dans le cas contraire vous auriez sans doute pu obtenir l’information que vous désiriez sur notre industrie et vous abstenir de diffuser de grossières faussetés à mon sujet, comme le fait que « avant la privatisation, l'aide gouvernementale s'élevait à 25 millions de dollars par année et que, suite à la privatisation, l'aide gouvernementale s'élève à 49 millions de dollars par année, pour les deux premières années, et 40 millions de dollars par année pour toutes les années qui suivent. ». En fait, nous devions recevoir 28 millions $ en 2007. Cependant à cause des problèmes d’achalandage des Ludoplex de Loto-Québec existants et du fait que le Ludoplex de la Couronne-Nord n'est pas encore construit, nous n’avons reçu que 8,1 millions $ en 2007 et nous prévoyons ne recevoir que 8,8 millions $ en 2008.
En raison de négociations commerciales qu'il me restait à faire, je n'avais pas autorisé la publication du contrat. Mais ces négociations sont terminées et, pour que tout soit clair, je n’ai plus aucune objection à publier le contrat qui me lie au gouvernement et à Loto-Québec. Ainsi, le gouvernement est libéré des clauses de confidentialité qui nous liaient et vous pourrez constater que ce contrat ne comporte aucune clause honteuse, contraire aux lois du marché ou à l’intérêt de la province.
Dans le cadre du modèle d’affaires contenu dans l’appel d’offres public, j’ai cru dans l’avenir des courses de chevaux au Québec. Ma volonté de remplir mes engagements – au-delà même de mes obligations contractuelles – font que mon entreprise a accusé un déficit de 18,7 millions $ en 2007. Nous nous attendons à de nouvelles pertes importantes en 2008 parce que les revenus que nous avions escomptés en provenance des Ludoplex de Loto-Québec ne sont pas au rendez-vous. J’ai investi 15 M$ à la rénovation de l’hippodrome de Trois Rivières, soit 8 M$ de plus que prévu à l’entente; 23 M$ à Québec soit 5 M$ de plus et 2 M$ à Aylmer.
Si j’ai dû me résigner à réduire les programmes de courses et les bourses qui y sont liées, c’est pour maintenir la viabilité des hippodromes en attendant qu’une solution soit trouvée, par le gouvernement ou par Loto-Québec, aux problèmes des Ludoplex qui sont conçus, construits et exploités par Loto-Québec et non pas par Attractions Hippiques. Je peux accepter de perdre de l’argent, mais il y a une limite à cet effort.
De plus, la relocalisation de l'hippodrome de Montréal dans la couronne nord prévue dans le projet ne fait pas l'objet d'appuis par les pouvoirs publics mais d'entraves. Je dois me débrouiller tout seul. Les attentes qu'on a fait naître pendant la négociation du contrat ne se réalisent pas. C'est mon entreprise qui doit subir les conséquences de cette situation et ultimement les hommes et femmes de chevaux.
Si je ne déclare pas officiellement mes partenaires en défaut de paiement dans ce contrat, c’est parce que j’espère encore qu’ils pourront me proposer une solution qui permette aux hippodromes de rester en activité, aux 2 500 à 3 000 hommes et femmes de chevaux de garder leur gagne pain et au public d’assister aux courses. Car, contrairement à ce que certains prétendent, il y a un public pour ces activités : il y a eu plus de 1,5 million d’entrées dans les hippodromes pendant la dernière année avant les travaux de rénovation. À Montréal, nous enregistrons un nombre moyens de plus de 48 000 personnes par mois, malgré une décennie où pratiquement rien n’a été fait en matière de promotion et d’infrastructures sous son ancienne direction. .
Pour nous, agir de façon responsable consiste à trouver, avec le gouvernement et Loto-Québec, une solution pour remédier aux problèmes concernant la contribution de l’État, par l’entremise de Loto-Québec, prévue dans le modèle d’affaires contenu dans l’appel d’offres public.
Veuillez agréer, Monsieur le député, l’expression de mes salutations.
Paul J Massicotte
Propriétaire
Attractions Hippiques
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RENSEIGNEMENTS :
Dean Dussault
Cellulaire : 514-795-5757
Courriel : ddussault@national.ca