Face au manque d’achalandage des Ludoplex
Attractions Hippiques doit réduire de 40 %
les courses dans les hippodromes
MONTRÉAL, le 28 février 2008 – Alors que la clientèle répond bien aux investissements de près de 40 millions de dollars réalisés par Attractions Hippiques dans les Sulky de Québec et de Trois-Rivières, le très faible achalandage des Ludoplex jouxtant ces hippodromes oblige la société à prendre des mesures importantes pour limiter ses pertes. À cette fin, elle est contrainte d’annuler les courses du mardi à Trois-Rivières et les courses du samedi soir à Montréal à partir du 8 mars à Montréal et du 11 mars à Trois-Rivières et à diminuer de 15% les bourses pour les programmes restants.
« C’est une décision que je regrette amèrement quand je pense à l’espoir que l’entente que nous avons signée à la fin de 2006 avec le gouvernement du Québec avait fait naître dans toute l’industrie du cheval de course au Québec, a déclaré Paul J. Massicotte, propriétaire d’Attractions Hippiques. Nous-mêmes, nous étions enthousiastes et passionnés par ce plan de relance de l’industrie : nous avons investi, rien qu’à Trois-Rivières et Québec, 15 millions $ de plus que les 23 millions pour lesquels nous nous étions engagés dans notre entente avec le gouvernement pour ces deux sites. Par ailleurs, nous avons augmenté les bourses de 40 % dès que cela a été possible, de façon à soutenir les milliers d’emplois dépendants de cette industrie dans la province de Québec. Nous avons travaillé avec les associations équestres afin de réunifier les acteurs des courses de chevaux au Québec. Je peux dire, sans exagérer, que nous avons donné plus que notre 110 % dans la réalisation de nos engagements », a-t-il ajouté.
Le plan, imaginé par le gouvernement du Québec en collaboration avec Loto-Québec, visait à la fois la relance des courses de chevaux et la réduction du nombre d’appareils de loterie vidéo (ALV) dans les bars.
Afin de rendre les hippodromes viables et de permettre à l’industrie de se redéployer, 22 % des revenus des ALV, situés dans les Ludoplex jouxtant les hippodromes sont remis à Attractions Hippiques, comme c’est le cas pour les exploitants de bars qui possèdent des ALV. Toutefois, Attractions Hippiques doit en réinvestir 60 % dans l’industrie des courses de chevaux, par le biais des bourses versées aux propriétaires, éleveurs, entraîneurs et conducteurs de chevaux.
Ce plan de relance a été conçu à partir de projections que Loto-Québec avait émises concernant l’achalandage des Ludoplex et des revenus qu’ils devaient générer. Cependant, ces projections ne se sont pas réalisées à ce jour. Il est donc actuellement impossible d’assurer la viabilité des hippodromes et, par le fait même, de maintenir l’ensemble des emplois.
« Il est impératif que le gouvernement du Québec et Loto-Québec revoient leur modèle d’affaires, à la lumière des résultats réels, afin qu’ils puissent remplir leurs promesses à l’égard de l’industrie des courses », a souligné M. Massicotte.
« Au moment où nous devons prendre des décisions difficiles, mes pensées vont à toutes les personnes – propriétaires, entraîneurs, conducteurs et palefreniers, pour ne nommer que ceux-là – qui avaient repris espoir de voir leur secteur d’activité retrouver sa vitalité. Je forme le souhait de trouver une solution à cette situation », a déclaré M. Massicotte, tout en exprimant son appréciation face au personnel des hippodromes qui a soutenu l’entreprise dans la réalisation de son plan de relance.
« Je souhaite, a dit M. Massicotte, que Loto-Québec et le gouvernement du Québec pourront se mettre d’accord sur un nouveau plan de relance de l’industrie. Cela nous permettrait de reprendre les courses annulées et, bien entendu, de mettre de l’avant la construction d’un tout nouveau complexe sur la Rive-Nord. J’espère que la volonté politique sera au rendez-vous. La survie de toute une industrie en dépend », a conclu en substance M. Massicotte.
Les courses du dimanche à Montréal, jeudi à Québec et samedi à Gatineau, de même que le réseau d’Hippo Club ne sont pas affectés.
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